Le secteur de la chimie subit les contraintes (de marché, de prix) de l’amont en matières de base et de l’aval dont les produits peuvent utiliser des substituts et qui recherche sans cesse des sources alternatives. C’est alors au prix de restructurations que ce secteur s’adapte sans cesse, en se repositionnant sur la chaine de valeur ajoutée.
La France n’est pas un acteur important du secteur malgré la présence de très belles entreprises comme Rhodia, issue de Rhône Poulenc ou Arkema. Ce sont les grands chimistes Américains et Allemands qui dominent la scène mondiale. Dans ces entreprises, c’est surtout au sein du domaine commercial et logistique que des positions attrayantes existent en France. Le bilinguisme est une nécessité.
Dans la chimie de spécialités, la recherche de segments à forte valeur ajoutée a conduit certains groupes à de nombreux achats d’entreprises pour disposer d’un portefeuille de produits différenciés autorisant une bonne rentabilité. Ces différentes évolutions mettent la fonction R&D en exergue puisqu’elle est la source de ces produits rentables recherchés par tous. Par exemple, actuellement le développement durable est à l’origine de nombreux produits moins polluants, moins toxiques en économisant l’énergie et ceci, dans une infinité de produits finaux. Les carrières de la R&D sont donc valorisées dans ce secteur. A l’échelon de la production il ne faut pas craindre les changements d’actionnariat avec des évolutions possibles dans les politiques industrielles. Le secteur commercial autorise de son côté des carrières attrayantes du fait du niveau élevé auquel se passent souvent les transactions et les candidats à profil technico-commercial sont recherchés et évoluent fréquemment dans un cadre international.